Troubles du Comportement Alimentaire

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Les Troubles du Comportement Alimentaire

Les Troubles du Comportement Alimentaire sont souvent un trop plein d’émotions que l’on n’arrive pas à gérer autrement qu’au travers de la nourriture, principal lien à la première relation affective, amoureuse que le nourrisson va connaitre : sa relation à sa mère.

Souvent hyper émotives et hypersensibles, les personnes souffrant de TCA n’arrivent pas à s’exprimer, à s’accepter et expriment ces non-dits dans la restriction ou dans l’excès alimentaire.

Anorexie, boulimie hyperphagie, tous ces troubles ont un point commun l’auto-destruction de son partenaire corps.

En effet, l’anorexique ne s’alimente plus de manière à mettre son corps en « stand-by ». Ainsi il/elle ne pourra plus ressentir, et donc plus souffrir.

On peut dire que ce corps carencé est totalement anesthésié.

Absence de pilosité, aménorrhée, assèchement de la peau et des muqueuses, insomnies, ce corps (sur)vit en surface et plus rien n’y circule, n’y vibre, n’y vit.

On ne rit plus, on ne pleure plus, on est totalement vide.

La personne souffrant de boulimie ou d’hyperphagie, va elle être dans l’excès inverse.

En effet ses émotions étant tellement violentes qu’elle ne pourra les gérer ou les contenir, et devra les « assouvir ».

Souffrant d’un mal être insoupçonné ou inconnu, elle « concrétisera sa douleur » au travers de la nourriture.

Ce débordement d’émotions est traduit par un débordement de nourriture que l’on inflige à son corps afin de ressentir réellement la douleur.

Tout comme appuyer sur un nerf bloqué lors d’un massage peut soulager, se faire mal à exploser et à rendre violemment, permet d’exprimer mais aussi soulager (pour un temps) ce mal être très profond.

Très souvent sous forme de violentes pulsions, ces débordements émotionnels font basculer dans un état second, qui pourrait s’apparenter à l’ivresse d’un alcoolique.

Il y a contrairement à l’anorexique une absence de contrôle, qu’elles peuvent reprendre ensuite après avoir rendu tout ce qu’elles viennent d’ingurgiter (pour les boulimiques vomitives)

C’est pourquoi généralement les anorexiques, sous extrême contrôle depuis des années basculent dans la boulimie.

Il est donc dans les différents troubles indispensable, en parallèle du suivi médical bien évidemment, d’arriver à trouver un équilibre et de rétablir un lien juste et sain avec notre corps.

Accepter sa voix équivaut à accepter son corps.

Ce que la pratique vocale peut permettre :

  • Arriver à connaître son corps, à l’aimer et arrêter de lui faire du mal, ou d’essayer, de le tuer à petit feu.
  • Sortir de la ritualisation
  • Lâcher prise
  • En faire un partenaire et plus un ennemi.
  • (Re)créer un lien avec son corps.
  • Trouver l’aisance vocale pour trouver l’aisance physique, et la sensation de bien être.

De part le travail de la respiration, en apprenant à gérer son souffle, on arrive à relâcher les tensions, à poser sa voix et à ralentir le rythme cardiaque.

Par là, on arrive à gérer ou à laisser passer les angoisses, l’anxiété, et contrôler les moments de panique.

Avec les anorexiques, la pratique vocale  permet une tentative de connexion à ce corps pour mieux le comprendre, accepter de le ressentir, et de l’aimer et de le laisser vivre.

Les vibrations nous invitent à cette connexion.

La mémoire du corps est incroyable et à force de lui envoyer des signaux positifs, des sensations agréables, même furtives, il va naturellement vouloir y revenir et surtout mettra tout en œuvre pour y accéder sans que l’on en ait réellement conscience.

L’objectif est de laisser tomber petit à petit toutes ces barrières souvent physiques qui empêchaient cette connexion à soi Même si les premiers moments sont parfois douloureux, (émotionnellement parlant) ils laisseront vite place au bien être et au bonheur.